الخميس، 24 أكتوبر 2013

El futuwwa : la chevaleresque

abd alKader El -Futuwa ( La chevaleresque ) qui consiste à effacer son ego pour le remplacer par le service permanent à l'autre ,et c'est cette attitude qu'adoptent les maîtres spirituels .Ibn 'Arabî , explique la Futuwwa en disant : " En vérité ,la futuwwa consiste à élargir aux autres les bienfaits et les dons qui nous sont octroyés et à occulter ceux que nous dispensons conformément à ce que Dieu a dit dans le Coran : " Ne rendez pas vains vos dons en les interrompant ou en causant du tort " Coran II ,264le Coran considère que l'une des qualités majeures des pieux à qui est réservée la félicité dans la vie ultime, c'est la maîtrise de la colère et le pardon accordé par eux à ceux qui les offensent. Allah dit : "Qui dépensent dans l'aisance et dans l'adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui - car Allah aime les bienfaisants - "L'Emir Abd El-Kader, C'est l'homme du sabre lorsqu'il s'agit de défendre l'honneur de son pays mais aussi c'est l'homme de coeur lorsqu'il s'agit de défendre les victimes de l'injustice et de l'oppression,Son humanisme a été attesté par de grands auteurs et dans toutes les langues.On ne peut comprendre la personnalité de l'Emir Abd El-Kader ce grand homme qu'en se référant à l'enseignement et à l'éducation spirituelle qui le rattache à la voie initiatique de l'ésotérisme islamique, et son maître Ibn Arabi le soufisme.

Derrière le combattant du « djihâd mineur » contre l'ennemi du dehors qui dévastait alors son pays, se dévoile l'homme mystique dont la vie intime ne fut qu'un long combat contre l'infidélité que tout homme porte en lui : c'est le sens de la grande guerre sainte « al jihâd al-akbar ». Ses écrits, son expérience, sont des témoignages vivant de la fidélité et de la continuité de cette voie soufie Mohammadienne. La voie du milieu où le temporel et le spirituel se fondent l'un dans l'autre et d'où émerge l'Homme, le serviteur parfait « al insân al kâmil ».Cela nous invite à méditer les paroles de l'Émir illustrant le pur amour. Le qualificatif de serviteur aimant auquel Dieu s'adresse est, pour les soufis, la désignation de l'état primordial, la nature parfaite et originelle de tous les prophètes et de tous les saints et les amis de Dieu (awilya'Allah). Illustrant au plus haut degré la relation subtile

entre le relatif et l'absolu. Dans le Mawqif numéro sept, il écrit « Dieu m'a ravi à mon moi [illusoire] et m'arapproché de mon « moi » réel et la disparition de la terre a entraîné celle du ciel. Le tout et la partie se sont confondus. La verticale (tûl) et l'horizontale (`ard) se sont anéanties et lescouleurs sont revenues à la pure blancheur primordiale. Le voyage a atteint son terme et ce qui est autre que Lui a cessé d'exister.

Toute attribution (idâfât), tout aspect (i'tibârât), toute relation (nisab) étant abolis, l'état originel est rétabli. »Cet état de servitude de l'amoureux n'est en fait que la conséquence de l'amour primordial que Dieu porte à Sa créature dont les voiles de l'illusion et de la séparation sont tombées.Son âme a la certitude que Dieu est le seul agent d'où procède chaque acte. Celui qui réalise qu'il ne possède n être ni agir s'élève et atteint cet état originel. Il sait que la réalitéessentielle de lui-même n'est rien d'autre que Dieu. Son état de serviteur manifeste la forme parfaite de l'adoration qui est due à Dieu en tant que Seigneur d' ou tout émane et vers qui tout revient.Il s'aperçoit alors que sa quête, sa recherche, son approche et enfin l'union à la Présence divine, sans nul intermédiaire, ne sont que l'accomplissement de la volonté et du désir divin prescrit dans la «pré-éternité", et scellé dans le pacte originel ou l'être était dans l'Unité. Cet appel du Divin n'est entendu par l'âme qu'une fois qu'elle s'éveille à cette réalité antérieureinscrite en elle. Le cheminant accède à l'état de certitude (al yaqîn) à travers l'expérience spirituelle authentique dont le modèle parfait sont les envoyés. Ils sont les guides, lesmessagers de l'éveil, invitant à se ressouvenir du divin inscrit au profond de l'âme.C'est parmi ces hommes, qu'Il s'attribut expressément, qu'Il choisit ses serviteurs et ses amis ;Hadith : Dieu dit : « J'aime mon serviteur et mon serviteur M'aime. Quant il se rapproche deMoi avec empressement, Je me rapproche de lui avec plus encore d'empressement. Jusqu'à ce que Je sois son ouïe, sa vue. » Pour ces serviteurs de Dieu, leurs actions, méditations, n'ontde sens que dans le culte pur qu'ils Lui rendent.Aucune récompense, aucun désir matériel ou spirituel ici-bas ou dans l'au-delà ne viennent les distraire ou s'interposer entre Lui et eux. Ni la détresse, la faim, la soif, l'épuisement, où l'humiliation, ni l'accomplissement d’oeuvres pieuses qui méritent le paradis et ses douceurs ne retiennent leur attention. Pour eux, seul, comptent l’agrément divin et la contemplation de sa Face majestueuse. Comment peuvent ils accorder la moindre attention à ce qui devient pour eux qu’illusions éphémères en dehors de Sa face ? Cela équivaudrait pour eux à tomber dans l’associationnisme, l’idolatrie et vicier la relation qui les unit à leur Seigneur. Car le culte qu’ils vouent à Dieu seul est fait essentiellement de reconnaissance.Ils Le louent perpétuellement par la langue et le coeur pour ce qu’Il fût, ce qu’Il est et ce qu’Il sera paru dans « La Vie »

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